Biographie

Philippe Festou a étudié la composition instrumentale avec Régis Campo au Conservatoire national de Marseille où  il a obtenu un premier prix en 2009. 

Il a écrit à ce jour environ 80 oeuvres (orchestrales, de musique de chambre, opéras, oeuvres électroacoustiques...) et a collaboré avec des ensembles et des solistes en France, en Allemagne, en Corée du sud, au Canada, en Italie pour des concerts, des enregistrements ou des commandes : l'ensemble MG21 (Florentino Calvo), l'ensemble Bradyworks (Montréal, Tim Brady), La nouvelle assemblée sonore d’Aquitaine (Bordeaux, Etienne Rolin), l'ensemble TIMF (Séoul, Uzong Choe), le mandoliniste Vincent Beer Demander, le saxophoniste Joël Versavaud, la violoniste Chikako Hosoda, le pianiste Frédéric Isoletta, le percussioniste Alain Huteau, le flûtiste François Veilhan… Pour des musiques de film dans divers festivals internationaux en liens avec l’image, 
avec des improvisateurs tels Barre Phillips, André Jaume ou François Rossé mais aussi en partenariat avec des plasticiens, des comédiens et des compagnies de danse comme les compagnies MEAARI (Marseille) de Lea Canu-Ginoux et Giovanna Velardi (Sicile).


Multi-instrumentiste, improvisateur, il a aussi étudié la musique concrète avec la compositrice et soprano Danièle Ors Hagen.
 

Elaborant l'outil du : « jeu sunétique » ou « conscience du sonore » qui permet à tout un chacun « de ressentir une émancipation du temps musical », combinant dans une recherche permanente les divers univers du son (instrumentaux, électroacoustiques, sons ambiants), il donne une importance particulière à la notion de Silence. En 2016, à Lucca en Italie, le jury du Prix international pour l'écriture musicale non-conventionnelle, lui décerne une mention spéciale pour son second quatuor à cordes "Intervalle" qui sera ensuite créé à Séoul par l'ensemble TIMF.

Directeur artistique de l’ensemble Yin depuis 2004il crée avec la plasticienne Géraldine Paoli le concept de Kairotopie, expérimenté une première fois en 2015 dans l'opéra intermédia et spatialisé "Ti Quan" sur le toit de la cité radieuse à Marseille. Son travail de compositeur et de pédagogue inspiré par des approches philosophiques mariant pensée occidentale et asiatique, est axé plus particulièrement sur les rapports qu’induisent les mouvements sonores avec nos perceptions sensorielles.
 Le lien étroit du son avec l'architecture tient une place importante dans son écriture que les influences théâtrales et chorégraphiques nourrissent clairement.

Diplômé du centre international de musicothérapie (CIM) à Aix-en-Provence, compositeur durant 4 ans au MIM (laboratoire de musique et informatique de Marseille) rassemblant artistes créateurs et scientifiques, il a mené une recherche sur les unités sémiotiques temporelles intermédias. Régulièrement sollicité pour différents jurys de composition (conservatoires et concours internationaux), workshops, notamment sur le jeu sunétique ainsi que pour des formations en thérapies sonores pour le personnel soignant en centres hospitaliers, il est également impliqué dans le groupe de travail sur la Pédagogie et la Transmission lié au Réseau national de musique de création « Futurs Composés » à Paris.

 

Philippe Festou est un cas unique… L'oeil malicieux, le petit sourire en coin, Il compose une musique métissée et colorée. Compositeur libre et indépendant, il nous livre ici sa musique la plus personnelle et la plus belle.
Déambulation, méditation, danse obsessionnelle, songe : Philippe Festou cultive le mystère aussi. REGIS CAMPO, compositeur (Juillet 2006)



Un travail de synthèse musical super bien pensé, de l'impro à l'écriture à la musique électro, mais avec une vision artistique unificatrice qui me semble très rare et originale. TIM BRADY, compositeur (Octobre 2007)



Il y a là quelque chose d'original, de neuf qui me parait tout à fait réjouissant... Je sens là tout autant de modestie que de détermination. GEORGES BŒUF, compositeur (Février 2008)



Ce glissement continu d'un registre, d'un univers sonore à l'autre fait le plaisir de cette musique qui ne laisse à l'auditeur aucun instant de répit. BERNARD GIRARD, émission de radio Dissonances (Aligre Fm, Paris) (Novembre 2009)



Le concert en sextet donné au Cri du Port fut surprenant et envoûtant. Des motifs très fluides apparaissent ça et là, on a l'impression double d'entendre de la musique très écrite et en même temps complètement improvisée. Le temps devient élastique et l'on se laisse prendre et envelopper par la matière sonore. Le timbre de chaque instrument est mis en avant. Peut-on donner la priorité à la fois à l'improvisation, à l'épaisseur du son et à la construction de la forme ? Cette musique sophistiquée et aussi très terrienne laisse entendre un lien à travailler, 
qui pourrait emmener vers des pistes nouvelles… DAN WARZY, Zibeline (Février 2010)



La musique contemporaine est ici dans son plus bel exercice de style qui met l'instrumentiste, le compositeur et l'auditeur dans une osmose même si la complexité de réaliser la jonction entre l'écriture et l'improvisation reste la clef de voûte. JO DECHIFFRE, Var Matin (Avril 2010)

...profond, dense et passionnant. Certes il est de prime abord destabilisant. Mais n’est-ce pas la preuve qu’il transcende les codes de la normalité ? L’ailleurs, l’au-delà déstabilisent toujours. Mais seul ce hors-piste permet le dévoilement de nouveaux paysages, de nouveaux horizons. L’exploration de l’inconnu est à ce prix. D’abord elle déroute. Ensuite elle envoûte. FREDERIC GERCHAMBEAU, Rythmes Croisés (Février 2016)

Si les méandres de la philosophie et de la spiritualité sont toujours au centre de ses compositions, il ne s'y perd jamais et ses œuvres sont révélatrices d'une grande maitrise compositionnelle et d'une justesse sensible... Impossible de rester indemne de cette expérience sonore, qui nous pousse à la recommencer, comme pour mieux y goûter, mieux nous connaitre et en ressortir grandissants, toujours un peu plus à chaque fois. DANIELE ORS HAGEN, soprano, compositrice, improvisatrice (janvier 2018)

J'ai beaucoup apprécié l'intelligence et le raffinement de son écriture ainsi que la manière dont il a su exploiter la matière et la palette sonore propre à notre ensemble... J'observe régulièrement son travail et j'y décèle toujours ce désir d'explorer de nouveaux territoires sonores et oniriques, tout en restant ancré au plus proche de l'humain qui fait de Philippe Festou un artiste et un créateur de premier plan. FLORENTINO CALVO, mandoliniste et chef d'orchestre (janvier 2018)

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Création a Séoul par l'ensemble Timf, août 2015

 
 

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