Le sens caché de « Streams breaking Silence »…

Il s’agit de donner un peu plus d’éclairage sur « Streams breaking Silence » ; il me semble en effet important de préciser l’endroit exact et le fond de cette œuvre dont une communication classique ne peut que proposer une réduction assez frustrante.

Oui, c’est une kairotopie, c’est à dire que l’œuvre prend en compte les paramètres spatio-temporels et architecturaux (ici, une péniche à quai sur l’étang de Berre), elle prend en compte les personnes que nous serons à l’endroit où nous nous trouverons et au moment où se jouera l’œuvre ; le onlooker est un acteur.

Cette conscience éclairée d’être dans un lieu commun et de constituer par la présence de notre corps, par les éléments sonores que l’on donne et reçoit de l’œuvre est significative dans sa co-création ; les flux entendus en direct provenant de lieux choisis de la planète seront en relation directe avec ce qui sera vécu sur ce présent.

Cet endroit de reliance permis par notre univers sonore, la sensation d’en être un acteur, chacun d’entre nous au moment où nous serons là, en est la clef de voute.

Par cette « permission des perceptions », par la non-frontalité, par les déplacements sonores dans l’espace de jeu, sur la planète et dans le temps, par cette  M aya enlightenment   entretenant un flou perceptif (et donc éveillant) entre cette multitude d’espaces, le « onlooker » que vous serez, que nous serons tous, percevra des flux (instrumentaux, concrets, silencieux qui seront amenés de façon à ce que chacun puisse y pénétrer la matière dense, l’habiter de ses propres respirations, de ses propres intentions, de ses propres prières grâce aux éléments liés à nos mémoires – immédiates, récentes, lointaines).

Pour cela chacun de nous, au préalable s’il le souhaite, aura l’occasion d’émettre une intention dans un enregistrement avec sa voix murmurée, elle sera à la manière des flux sonores choisis, réinjectée au cœur de l’œuvre lors de moments précis pour participer à l’invitation en conscience de synchronicités.

Ce principe grandement inspiré des théories de recherches scientifiques et notamment de la théorie de la double causalité du physicien et ingénieur Philippe Guillemant ouvre la porte à des retrouvailles entre humanisme, spiritualité et science dont le monde a tant besoin en ces temps troubles.

Par cette œuvre commune, par le principe de kairotopie que j’essaie de pousser toujours plus, il s’agit d’une tentative de percevoir ce qui est à résoudre en nous dans ce présent infini, celui-ci, unique, que nous traverserons ensemble sur cette péniche.

Chaque soir, j’émettrai comme vous, une intention, qui sera certainement très personnelle et dont la matière et le discours sonore, les corps dans l’espace et l’égrégore commun ainsi créé en joueront le sens, en transporteront l’énergie et en donneront certainement une réponse intime.

 

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