le Départ | 4

 

face à la Mer | inépuisable vision du bleu dans le bleu je n’aurais su alors ce qu’il en devinerait de Nous non | je n’aurais pu frissonner sans le corps tandis que mon âme et puis ton âme nous le disaient chaque nuit | depuis des nuits et des Lunes | et en chaque magie | en chaque Arbre | en toutes racines | en soleils au zénith et pourtant  | face à la mer cette siamoise mer en nous | sous un soleil brulant jaune citron l’amer de mon intrépide amour t’a murmuré mille fois les mots que je savais et que je saurai à jamais de Toi | et depuis l’intrépide tien aussi un parfum en résonne d’ondes lascives jusqu’en ondes tardives | de l’impossibilité du bleu dans le bleu flotte le Silence | demeure l’Essence | à jamais et toujours | Ancrée dans cette lame de cyan | cette maison en nous | Italiennes percées vers Magenta peut-être | Parisienne traversée et destinations ignorées | encore | Oui les mots éternels sont encore et  toujours Provisoires | s’arracher de nos ventres est un acte d’Amour | mais puisque se détacher de la mer c’est un peu se retrouver soi | c’est encore un peu plus je le sais Te retrouver Toi plus lointaine encore aux tréfonds de mon moi

 

 

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